Pourquoi accumuler des bitcoins?

28 Déc 2025 | Epargne

La dégringolade des cryptomonnaies depuis octobre a fait vaciller les entreprises qui avaient parié à grande échelle sur le bitcoin , dont les actions en Bourse ont plongé, ravivant les craintes d’une bulle.

Le bitcoin a initialement progressé cette année, atteignant début octobre un record à plus de 126.000 dollars.

Certaines entreprises ont alors commencé à en accumuler pour diversifier leur trésorerie, se protéger contre l’inflation ou encore attirer des investisseurs séduits par des perspectives de profit.

Certaines étaient déjà liées au secteur, comme les plateformes d’échange ou les sociétés de « minage » qui « fabriquent » des bitcoins, reçus sous forme de récompense pour avoir participé au bon fonctionnement de cette devise numérique.

Mais d’autres, issues de secteurs totalement différents, se sont aussi mises à en acheter, contribuant à faire grimper son prix.

Pourquoi l’achat est-il risqué?

Pariant sur une hausse constante du prix du bitcoin, certaines entreprises ont eu recours à ce qu’on appelle des « obligations convertibles », c’est-à-dire qu’elles ont emprunté à faible taux, en offrant la possibilité au prêteur de se rembourser en actions.

Problème: si leur action commence à baisser, par exemple car la chute du bitcoin rend leur modèle moins attractif, l’investisseur préfère un remboursement en argent liquide.

La survie de l’entreprise est alors conditionnée à sa capacité à réunir le cash nécessaire.

Que provoque la chute du bitcoin?

Des failles ont pointé à l’automne, le bitcoin baissant progressivement jusqu’à tomber sous les 90.000 dollars en novembre, plus bas qu’en janvier, ce qui a sapé la confiance dans le modèle de ces sociétés.

« La question que le marché s’est très vite posée, c’est: est-ce que ces entreprises vont être en difficulté ? Vont-elles faire faillite? », rapporte Eric Benoist, spécialiste technologie chez Natixis.

Pour Carol Alexander, professeure de finance à l’université du Sussex, la bulle liée à ce type de sociétés « éclate lentement ».

Selon elle, la défiance est renforcée par le flou réglementaire et les risques qui les entourent, celles-ci étant sujettes aux cyberattaques ou aux fraudes internes.