La véritable richesse d’une nation

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Vous avez vu la flèche de l’Hôtel de Ville de Limoges s’effondrer dans les flammes et vous avez pensé à Notre-Dame de Paris ?

Moi aussi.

Quand la flèche de Notre-Dame a brûlé, la France entière a retenu son souffle.

Et lorsque les flammes dévorent un autre symbole, une autre question revient :

Quand on voit que lorsque la flèche de Notre-Dame brûle, et qu’on trouve tout de suite deux milliards… Je ne dis pas qu’il ne faut pas la reconstruire. Mais c’est tout aussi important que nourrir son peuple, non ?

Je ne remets pas en cause la reconstruction des monuments.

Ils portent notre mémoire, notre histoire, notre héritage.

Mais une réflexion s’impose.

Une flèche qui brûle émeut une nation. Une famille qui s’effondre devrait l’émouvoir tout autant.

Reconstruire les pierres est nécessaire. Préserver les communautés humaines l’est tout autant.

Une civilisation se juge autant à la manière dont elle restaure ses monuments qu’à la manière dont elle prend soin de son peuple.

Au fond, la question est peut-être celle-ci :

Que voulons-nous transmettre ?

Des bâtiments restaurés ? Certainement.

Mais aussi des familles solides. Des voisinages vivants. Des villages habités. Des territoires capables de nourrir, protéger, transmettre et accueillir.

Car la véritable richesse d’un pays ne réside pas seulement dans ses cathédrales, ses mairies ou ses palais.

Elle réside aussi dans ses enfants, ses anciens, ses familles, ses paysans, ses pêcheurs, ses artisans, ses bénévoles, ses voisins.

Dans tout ce qui fait tenir une communauté humaine.

C’est peut-être là que commence la souveraineté :

Dans le foyer. Dans le Ker. Dans le territoire vécu.

Les pierres ont une histoire. Les peuples ont un avenir.

Et aucune nation ne devrait avoir à choisir entre les deux.

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