Le réseau Pinvidik

Cette image dit quelque chose de fondamental : quand une administration exige toujours plus d’informations sensibles — patrimoine, revenus, situation personnelle — mais se montre incapable de les protéger, c’est la confiance qui s’effondre. Et une fois détruite, elle ne revient pas.

Pour nous, en Bretagne, cela confirme une intuition que Pinvidik porte depuis le début : la souveraineté ne se décrète pas à Paris, elle se construit dans les kers, dans les communautés locales, dans des infrastructures humaines qui ne reposent pas sur des bases de données géantes et vulnérables.

Nous n’avons pas besoin de collecter des masses d’informations. Nous n’avons pas besoin de cartographier la vie privée des gens. Nous n’avons pas besoin de centraliser ce qui doit rester distribué.

Pinvidik repose sur une logique simple : protéger les personnes en réduisant la surface d’exposition, ancrer les liens dans le territoire plutôt que dans des serveurs lointains, ne garder que le strict nécessaire, et ne jamais demander ce que nous ne sommes pas capables de protéger.

Nos sites — BretonNetwork, Pinvidik, Kers & Tudoù — sont hébergés chez des prestataires indépendants, parfaitement indemnes, et ne collectent que des données minimales. Rien de comparable avec les systèmes étatiques massifs qui viennent d’être compromis.

Ce qui s’est passé à la DGFiP est grave. Mais cela confirme exactement pourquoi nous construisons Pinvidik : pour que la confiance ne dépende plus d’une administration centrale, mais d’un territoire, d’une communauté, d’un lien humain.

 

Articles liés

Kerdraoñ

Kerdraoñ est un toponyme ancien des Triagoz. Le terme ker, loin de désigner un « village » au sens moderne, renvoie à une unité territoriale ou à…

Réponses

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *