Désindexation des retraites > 1 260 €

À Pinvidik, nous regardons toujours une mesure nationale à travers un prisme simple : quels effets concrets pour les gens, et quels impacts pour les territoires ?

Si l’on parle de désindexer les retraites au‑dessus de 1 260 €, cela touche directement une partie importante des tudoù : des personnes qui ont travaillé toute leur vie, qui ne sont pas “aisées”, et dont la pension se situe autour de la médiane française. Ce n’est pas une mesure technique : c’est un choix politique qui déplace le poids de l’ajustement budgétaire vers les retraités “moyens”.

Dans les kers, les bourgs, les quartiers, cela signifie :

  • une baisse réelle du pouvoir d’achat, année après année ;

  • une pression accrue sur les solidarités locales, familiales et communautaires ;

  • davantage de demandes auprès des communes, CCAS, réseaux associatifs ;

  • un risque de fragilisation des territoires où les pensions sont déjà modestes.

À Pinvidik, nous défendons une idée simple : la solidarité nationale doit protéger ceux qui ont construit le pays, pas les exposer.

Les tudoù ne sont pas des lignes budgétaires. Ce sont des vies, des parcours, des gens qui ont travaillé, élevé des enfants, tenu des métiers essentiels, souvent dans des conditions difficiles. Les territoires ne peuvent pas absorber indéfiniment les effets de décisions nationales qui réduisent les moyens des ménages.

La modernité politique, pour nous, ce n’est pas de désindexer. C’est de donner aux territoires la capacité de décider, d’anticiper, d’accompagner, de protéger. C’est de reconnaître que la cohésion sociale se construit d’abord dans les kers, les bourgs, les quartiers — pas dans les tableaux Excel.

Pinvidik n’est pas un parti : c’est un réseau de responsabilité territoriale. Et dans ce cadre, nous affirmons que :

👉 La solidarité nationale doit rester un pilier. 👉 Les territoires doivent être associés aux décisions qui les touchent. 👉 Les retraités ne doivent pas devenir la variable d’ajustement.

C’est exactement pour cela que nous construisons Pinvidik : pour que les décisions publiques soient lisibles, responsables, et ancrées dans la réalité des tudoù.

 

Articles liés

Kerdraoñ

Kerdraoñ est un toponyme ancien des Triagoz. Le terme ker, loin de désigner un « village » au sens moderne, renvoie à une unité territoriale ou à…

Réponses

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *