Braderie de Lille – 6 septembre – Mélenchon
Le discours de Lille de Jean Luc Mélenchon décrit une France en crise : colère sociale, vie chère, mobilisation citoyenne, institutions bloquées.
Mélenchon parle de « vie devenue invivable », de « frigos vides », de « loyers trop élevés », de « colère légitime ».
Mais ce que nous voyons, nous, en Bretagne, c’est que la crise n’est pas seulement sociale : elle est structurelle. Elle vient d’un centralisme républicain qui a vidé les régions de leur capacité d’agir, détruit les communautés locales, et remplacé les solidarités par des dispositifs administratifs.
Mélenchon parle de mobilisation. Nous parlons de reconstruction.
Mélenchon parle de colère. Nous parlons de pouvoir d’agir.
Mélenchon parle de nouvelle France. Nous parlons de nouvelle Bretagne, fondée sur ses unités humaines.
Les kers et les tudoù sont précisément la réponse politique que la République n’a jamais su formuler :
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des communautés locales réelles,
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enracinées,
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capables d’entraide,
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capables de mutualisme,
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capables de produire de la valeur hors marché,
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capables de résister aux crises sans attendre Paris.
Là où Mélenchon dépose une motion de destitution, nous proposons une refondation territoriale. Pas un changement de personne au sommet : un changement d’échelle, de structure, de civilisation politique.
La Bretagne n’a pas besoin d’un nouveau discours national. Elle a besoin de kers vivants, de tudoù actifs, de communautés capables de faire ce que l’État ne fait plus : protéger, relier, organiser, transmettre.
Ce que Mélenchon décrit comme une crise française, nous le traduisons en solution bretonne.
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