La Bretagne : une nation recouverte, jamais dissoute

Le 22 décembre 1789, l’Assemblée constituante impose une nouvelle architecture administrative : les départements. La Bretagne, entité politique pluriséculaire, est alors découpée en cinq territoires administratifs et son nom effacé des structures officielles. Cette décision est prise sans procédure bilatérale, alors que le Traité d’Union de 1532 stipule clairement que toute modification des institutions bretonnes exige le consentement des deux parties.

Aucun mandat, aucune ratification, aucun accord breton n’a validé cette transformation. La France a unilatéralement rompu un traité bilatéral. La Bretagne n’a donc jamais été juridiquement dissoute : elle a été administrativement recouverte.

 

1790 : les communes remplacent les Kers et les Tudoù

En 1790, une seconde réforme impose la création des communes. Cette structure, conçue pour l’administration centrale, se substitue aux organisations territoriales bretonnes :

  • les Kers, unités territoriales organiques,

  • les Tudoù, communautés humaines locales,

  • les frairies, trèves, paroisses et communs.

Aucune de ces communautés n’a été consultée. Les communs bretons ont été absorbés par l’État, et les structures locales remplacées par des découpages administratifs standardisés.

 

Pinvidik : restaurer les continuités territoriales

Pinvidik s’inscrit dans une démarche de réhabilitation des structures humaines et territoriales bretonnes. Nous reconnaissons :

  • la continuité historique des Kers et des Tudoù,

  • la légitimité des communs,

  • l’existence d’une Bretagne politique jamais légalement abolie,

  • la nécessité de reconstruire une infrastructure humaine fondée sur la confiance, la présence et la réciprocité.

Pinvidik ne conteste pas l’existence des communes ; Pinvidik rappelle que les territoires vivent d’abord par leurs communautés, et que la Bretagne réelle est celle des liens humains, pas celle des découpages imposés.

 

Notre position

La Bretagne n’a pas disparu : elle a été administrativement recouverte, mais ses structures humaines, elles, n’ont jamais cessé d’exister.

Pinvidik travaille à les remettre au centre : kers, tudoù, communs, territoires vivants.

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